Djibouti-Erythrée
: Une
mission
du
Conseil
de
sécurité
de l’ONU
à
Doumeira
La
délégation
du
Conseil
de
sécurité,
mandatée
par le
SG des
Nations
Unies,
s’est
rendue
dimanche
à
Moulouhlé
et
Doumeira,
entre
Djibouti
et
l'Erythrée,
pour
examiner
la crise
frontalière
opposant
les deux
pays.
La
mission
onusienne,
conduite
le
directeur
adjoint
Africa
2,
division
des
Affaires
politiques
des
Nations
Unies,
M. Sam
Ibok,
est
composée
de M.
Arnaud
Huannou,
chargé
des
Affaires
politiques,
et de M.
Douglas
Langher,
officier
au
département
de
maintien
de la
paix de
l’ONU.
Arrivée
sur les
lieux
vers 7
heures
du matin
à bord
d’un
appareil
militaire,
la
délégation
du
Conseil
de
sécurité
a été
accueillie
par le
général
Zakaria
Cheikh
Ibrahim,
chef
d’Etat-major
de la
défense.
Les
membres
de la
mission
onusienne
ont, par
la
suite,
été
conduits
au poste
de
commandement
avancé
de
Moulouhlé,
où ils
ont
notamment
suivi
avec un
intérêt
tout
particulier
les
explications
du
capitaine
Aden
Doualeh.
Le
capitaine
Doualeh
a
retracé
dans son
exposé
les
récents
accrochages
entre
les
forces
érythréennes
et
djiboutiennes,
dénonçant
les
visés
expansionniste
de
l’Etat
érythréen
qui,
selon
lui, "occupe
illégalement
une
partie
du
territoire
djiboutien".
Le jeune
officier
des FAD
a
également
présenté
aux
émissaires
onusiens
un
rapport
détaillé
sur la
situation
actuelle,
avant de
revenir
sur les
précédentes
tentatives
d’invasion
militaires
d’Asmara
contre
Djibouti.
Les
membres
de la
délégation
du
Conseil
de
sécurité
se sont
enfin
entretenus
avec les
officiers
djiboutiens
dans le
cadre de
leurs
investigations
visant à
préparer
un
procès-verbal
qui sera
soumis
au
Conseil
de
sécurité
de l’ONU.
Rappelons
que le
Conseil
de
sécurité
de l’ONU
avait
condamné
le 12
juin "l’action
militaire
de
l’Érythrée
contre
Djibouti
à Ras
Doumeira
et dans
l’île de
Doumeira".
"Le
Conseil
appelle
les deux
parties
à
s’engager
à un
cessez-le-feu
et les
exhorte,
en
particulier
l’Érythrée,
à faire
preuve
d’un
maximum
de
retenue
et à
ramener
leurs
forces à
leurs
positions
d’avant
l’incident".
L’Américain
Alejandro
Wolff,
qui
assure
la
présidence
du
Conseil
de
sécurité
de l’ONU,
avait
dénoncé,
au nom
des
États-Unis,
"l’agression"
de
l’Érythrée
qui,
a-t-il
dit,
entre
dans le
cadre
d’un "comportement
irresponsable
de
déstabilisation
de la
part de
l’Érythrée".
Pour sa
part, la
Ligue
arabe
avait
demandé
à
l’Érythrée
de
retirer
ses
troupes
du
territoire
djiboutien
et de
reprendre
le
dialogue.
Selon la
Ligue
arabe
qui
avait
tenu une
réunion
d’urgence
au Caire
le 12
juin,
l’Érythrée
serait
prête à
recevoir
une
commission
pour
enquêter
sur les
affrontements
militaires
de juin
dernier
avec
Djibouti
et
résoudre
le
différend
pacifiquement