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DJIBOUTI
(ADI)
– 18
Mai
2007- Une
mine
posée
sur
le
bas
côté
d'une
rue
de
Mogadiscio
a
fait
long
feu
jeudi
matin
après
avoir
été
déclenchée
au
passage
du
convoi
du
Premier
ministre
de
transition,
Ali
Mohamed
Gedi,
a-t-on
appris
de
source
officielle
somalienne.
"Une
mine
posée
pour
toucher
le
Premier
ministre
n'a
pas
explosé",
a
déclaré
à
l'AFP
sous
couvert
de
l'anonymat
un
responsable.
"La
mine
a
dégagé
une
forte
fumée
après
l'échec
de
l'explosion".
C'est
la
troisième
fois
que
M.
Gedi
est
visé
par
un
attentat
à
Mogadiscio
en
un
an,
après
deux
attentats
à la
bombe
en
mai
et
novembre
2006.
"Des
suspects
ont
été
arrêtés
par
la
police
qui
enquête",
a
déclaré
le
vice-ministre
de
la
Défense,
Salad
Ali
Jelle.
Selon
lui,
"la
mine
a
explosé
partiellement.
Le
dispositif
actif
(de
l'explosif)
a
été
retiré".
L'incident,
qui
n'a
pas
fait
de
blessés,
s'est
produit
dans
le
quartier
de
Juba,
dans
le
nord
de
la
ville,
alors
que
le
Premier
ministre
se
rendait
à
l'aéroport
international
pour
assister
à
une
cérémonie
en
l'honneur
des
quatre
soldats
ougandais
de
la
force
de
paix
africaine
en
Somalie
(Amisom)
tués
mercredi
par
l'explosion
d'une
bombe
télécommandée.
Dans
un
premier
temps,
les
services
du
Premier
ministre
avaient
indiqué,
pour
des
raisons
de
sécurité,
que
l'incident
s'était
produit
au
retour
de
l'aéroport.
"C'était
une
attaque
contre
la
vie
du
Premier
ministre
et
de
son
personnel
menée
par
des
gens
qui
ne
veulent
pas
voir
la
Somalie
stabilisée",
selon
unresponsable
somalien
qui
s'exprimait
sous
couvert
d'anonymat.
"Immédiatement,
les
hommes
de
la
sécurité
du
Premier
ministre
ont
sauté
de
leurs
véhicules
et
tiré
en
l'air",
a
raconté
de
son
côté
Mohamed
Abdi
Abdulahi,
témoin
de
l'incident.
Selon
des
témoins,
environ
huit
personnes
ont
été
arrêtées
après
cet
incident.
Quatre
soldats
ougandais
de
l'Amisom
ont
été
tués
et
cinq
blessés
mercredi
à
Mogadiscio
par
l'explosion
d'une
bombe
télécommandée,
lors
de
l'attaque
la
plus
sanglante
contre
la
force
depuis
son
déploiement
début
mars.
A
Kampala
jeudi
soir,
le
porte-parole
du
ministère
ougandais
de
la
Défense,
le
commandant
Felix
Kuraije,
a
affirmé
que
cette
attaque
ne
remettait
pas
en
cause
la
présence
des
soldats
ougandais
en
Somalie.
"C'est
douloureux
que
nos
soldats
aient
été
tués,
mais
cela
ne
nous
a
pas
découragés",
a-t-il
déclaré
à
l'AFP.
"Nous
allons
poursuivre
notre
mission
(...)
les
commandants
sur
le
terrain
vont
devoir
ajuster
leurs
opérations
afin
que
ce
genre
d'incident
n'ait
plus
lieu
dans
le
futur",
a-t-il
poursuivi.
Plus
tôt
à
l'aéroport
de
Mogadiscio,
M.
Gedi
avait
déclaré
que
les
quatre
soldats
avaient
été
"tués
pour
la
cause
de
la
stabilisation
de
la
Somalie",
pays
en
guerre
civile
depuis
1991.
"Nous
condamnons
cet
acte
barbare
commis
par
des
gens
troublés
qui
veulent
décourager
les
forces
de
l'Amisom
et
nous
partageons
la
peine
du
peuple
ougandais",
avait-il
ajouté
avant
le
rapatriement
des
dépouilles
en
Ouganda.
"Nous
sommes
toujours
forts
et
cela
ne
va
pas
nous
décourager",
avait
indiqué
le
porte-parole
de
l'Amisom,
le
capitaine
ougandais
Paddy
Ankunda:
"nous
sommes
venus
aider
les
gens
et
nous
sommes
toujours
prêts
à le
faire".
L'Amisom,
qui
compte
environ
1.500
soldats
sur
le
terrain,
tous
ougandais,
est
chargée
de
pacifier
la
Somalie
et
de
protéger
les
institutions
politiques.
Mogadiscio
connaît
des
violences
quasi
quotidiennes
depuis
plusieurs
jours,
après
une
courte
accalmie
qui
a
suivi
les
très
intenses
combats
en
mars
et
avril
entre
des
insurgés
et
l'armée
éthiopienne,
alliée
au
gouvernement
somalien.
Source :
AFP
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