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Une rentrée politique placée sous le signe de la poursuite des réformes économiques  
 

DJIBOUTI (ADI) – 22 Août 2007-  Le Président de la République, M.Ismail Omar Guelleh, a reçu aujourd’hui, durant près de quatre heures, le ministre de l’Economie et des Finances, M. Ali Farah Assoweh, accompagné de son secrétaire général, M.Simon Mibrathu, et l’ensemble des directeurs de son département.

Cette importante réunion avec le Chef de l’Etat, la première de la rentrée, a porté sur un exposé par les différents responsables des missions et des efforts réalisés au niveau de leurs départements respectifs, les réformes engagées, les difficultés rencontrées et les solutions en perspective.

Pour sa part, le Président de la République, tout en se félicitant des efforts réalisés, a encouragé les hauts cadres du Ministère des Finances à persévérer davantage dans la rigueur, la transparence budgétaire, le renforcement de notre système statistique et le recensement de la population, l’amélioration de nos capacités de production à travers la modernisation de notre administration fiscale et le renforcement de notre politique de recouvrement fiscal.

Le Chef de l’Etat a également mis l’accent sur la discipline et l’intransigeance au travail et la coordination qu’il faut renforcer sans relâche. "Les responsables doivent être au service de la Nation et c’est de leurs attitudes que dépendront les réactions des usagers, des contribuables et investisseurs", a-t-il ajouté.

La circulation de l’information et la diffusion des statistiques par tous les moyens (informatisation, publications…) devra être améliorée et privilégiée.

Le Président de la République a conclu que les enjeux à venir sont d’importance et vous devez, a-t-il dit, redoubler d’efforts en comptant d’abord sur vous-mêmes.

 

Compétition arabe annuelle : Une djiboutienne remporte une médaille d’argent en Judo

 

Lors de la compétition arabe annuelle dédiée à la Palestine, qui s'est déroulée ce 19 août 2007 à Sana'a au Yémen, Tartil Ghaleb, jeune judoka djiboutienne a décroché une médaille d'argent.

Elle s’illustrée face aux concurrents du Yémen, du Liban, et du Qatar. Ce nouveau titre confirme la bonne santé de cette discipline à Djibouti.

Par ailleurs, deux athlètes djiboutiens accompagné de leur entraîneur, se sont envolés aux 11ème championnats du Monde d’Athlétisme qui a débuté hier. Il va durer du 21 août au 05 septembre à Osaka, au Japon.

Il s’agit de Farah Mohamed, athlète sur 800m, de Fathia Ali, athlète sur courtes, et de Moriko Watanabe, leur entraîneur.
"La sécurité d’une politique se mesure à son impact sur le niveau de vie des hommes et des femmes de notre pays"  
 

DJIBOUTI (ADI) – 22 Août 2007-  Le Palais présidentiel a, dans le cadre de la rentrée politique en cette dernière semaine du mois d’août, abrité aujourd’hui une importante réunion qui a  regroupé autour d’une même table le Chef de l’Etat, M. Ismail Omar Guelleh, le ministre de l’Economie et des Finances ainsi que ses principaux collaborateurs. 

Profitant de cette occasion, le Président Guelleh a tout d’abord mis en exergue les enjeux qui expliquent ses choix politiques.  

La réalisation du projet de société démocratique auquel la majorité du peuple djiboutien a adhéré exige, a-t-il dit, l’édification d’un état de droit aussi bien au niveau de la législation que de la pratique. 

Le Président Ismail Omar Guelleh a donc exhorté, en présence du ministre, le secrétaire général et les principaux responsables de ce département à servir l’Etat dans l’intérêt de tous les Djiboutiens.

Nous vous proposons de lire, ci-après, l’intégralité de l’intervention présidentielle. 

"Louange à Dieu, que la paix et la bénédiction soient sur le Prophète, sa famille et ses compagnons.

Permettez-moi d’abord de vous souhaiter la bienvenue à cette réunion que j’ai provoquée.

La confiance que le peuple djiboutien a placé en ma personne pour me confier la direction de notre pays fait suite à l’adhésion qu’il a eu lorsque je lui ai présenté mon ambition  pour notre Nation afin d’emprunter la voie de la gestion moderne au service d’un projet de société démocratique mettant en œuvre les changements politiques, économiques et sociaux qui répondent à ses attentes. 

J’ai la conviction que la sécurité d’une politique se mesure d’abord et toujours à son impact sur le niveau de vie des hommes et des femmes de notre pays. 

Depuis le 9 avril 1999, le peuple djiboutien auprès de qui je suis comptable, peut me poser les questions :

Tous les enfants vont-ils à l’école et dans de bonnes conditions ? Nos malades sont-ils soignés dans les centres de santé dans  les normes de répartition et de prestation correspondant au minimum exigé par les instances internationales ?

Les milliers de jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail y trouvent-ils un emploi ou un auto emploi ?

La femme djiboutienne, rompue à la tâche, a-t-elle accès aux crédits et aux financements qui lui permettent de jouer son rôle économique et social ? L’eau potable est-elle accessible à tous ?

Nos quartiers de ville, nos villages, nos routes, sont-ils des lieux sûrs ?

L’habitat est-il en nombre suffisant  et est-il décent ?

Quelle place a-t-on accordé au sport, aux loisirs, aux arts, à la culture ?

Nos routes, pistes,  ponts, aéroports, ports, télécommunication, réseau informatique, bref nos infrastructures  sont-elles de qualité ? 

J’ai aussi la conviction que le progrès passe par notre capacité à produire davantage de richesses :

- Consolider la démocratie et renforcer la paix et la sécurité intérieure préalable à tout développement.
- Moderniser les techniques agro-pastorales ;
- Accroître et diversifier les cultures pour satisfaire la demande intérieure et assurer notre sécurité alimentaire.
- Améliorer le tissu industriel en favorisant la création de PME/PMI en mettant l’accent sur nos régions pour tirer bénéfice de l’effet  de proximité.
- Engager notre pays dans la voie d’une économie décentralisée pour assurer  la participation de toutes les couches sociales à la création de richesses.
- Créer un cadre où chaque enfant ait davantage de chances d’avoir une bonne éducation, une bonne formation, une bonne santé ainsi  qu’un emploi rémunérateur  et qualifié.
- Renforcer les capacités des jeunes et des femmes et créer les conditions favorisant leur insertion harmonieuse dans le monde du travail.
- Entreprendre les réformes permettant d’aboutir à une loi foncière unique qui assure la simplification de la procédure d’immatriculation et en réduise les délais et les cours et faciliter aussi l’accès aux crédits, la qualité de l’habitat et la création des richesses.
- Consentir tous les efforts nécessaires pour améliorer  la sûreté, la sécurité, la productivité et la compétitivité du PAID.
- Entreprendre les réformes permettant les efforts nécessaires pour rendre opérationnelles et performantes les zones franches commerciales et industrielles, instrument de promotion des exportations dont l’objet est d’attirer les investisseurs en vue de la création d’industries.
- Réaliser de nouvelles infrastructures relevant des secteurs de l’eau, des transports ainsi que les centres de développement  communautaire et de la culture, les bibliothèques etc.…
- Favoriser  le dialogue interculturel et promouvoir  la démocratisation de la culture, des arts et du tourisme.
- Donner l’impulsion nécessaire au sport pour en faire un outil privilégié pour l’épanouissement  de la jeunesse  et de la promotion de l’image de notre pays.

Tels sont les grands axes de mon action contenue dans le contrat  de confiance  que j’ai demandé à nos concitoyens. 

Ces actions qui concurrent à la promotion des jeunes et des femmes, à l’émergence  d’une véritable administration publique de développement au service d’un secteur privé actif, à la création d’emploi et à l’expression d’un formidable  élan de solidarité  pour l’intégration des couches défavorisées dans le circuit de production ne peut se faire sans adhérer  à l’ambition de faire de la République de Djibouti un pays moderne, un pays du mieux-être accessible à tous. 

Lorsque j’ai demandé au peuple djiboutien de bien vouloir partager avec moi ma vision de notre Nation, ma conviction prenait sa source malgré les diktats des institutions financière internationales, de l’analyse des réalités et de l’état de la République de Djibouti, des risques vécus ou potentiels, de la volonté de lever les obstacles à un mieux-être partagé. 

Ces enjeux majeurs ont déterminé mes choix politiques et stratégiques, conditions indispensables pour le progrès social et la prospérité de notre pays. 

Pour tenir compte de ma vision politique de la République de Djibouti, pays démocratique, uni, et terre d’accueil, notre pays exige qu’il reste un pays de liberté, de justice, de fraternité, de solidarité, de sécurité, de paix et d’excellence.

Pour considérer et garantir l’ensemble de ces choix fondamentaux et irréversibles, notre pays exige l’édification d’un état de droit aussi bien  au niveau de la législation qu’à celui de la pratique proprement dite. 

Cet état, en consolidant la liberté d’entreprise, en régulant la vie économique et sociale, en entretenant la chaîne de solidarité entre les générations, contribue en substance ou financement de la valorisation des ressources humaines et à l’amélioration de l’environnement pour les opérateurs économiques privés, créateurs d’emplois et de richesses. 

Aussi, les initiatives privées porteuses de développement sont, non seulement encouragées, mais qualitativement soutenues par une administration publique de développement, car elles assurent le progrès économique et social du pays ainsi que le bien-être individuel. 

La jeunesse demeure l’espoir de notre peuple. Il faut qu’elle émerge et qu’elle soit  résolument une génération ayant le sens civique et l’esprit d’entreprise. Cette jeunesse  doit donc être éduquée et mieux formée. 

Le contrat de confiance entre la jeunesse djiboutienne et moi participe à l’amélioration des perspectives économiques et sociales de la République de Djibouti. 

Depuis la mise en route de la décentralisation, l’efficacité de l’Etat commande un transfert progressif de certaines responsabilités au plan régional qui place les collectivités territoriales au cœur du développement économique, de l’aménagement  de l’habitat et de l’urbanisme, des infrastructures, équipements et transports, de l’environnement, de l’hygiène et de la salubrité. 

Le changement de notre pays pour lequel je partage la vision avec le peuple djiboutien est un changement attendu dans les comportements, au niveau de l’image du pays à l’extérieur et dans le rapport du Djiboutien au travail de qualité. 

Le développement d’une éthique conforme à notre sainte religion pour mieux servir l’Etat, dans l’intérêt de tous les Djiboutiens, est primordial. 

A cet effet, mon rôle de comptable de mes engagements vis-à-vis du peuple djiboutien m’oblige à assurer  la transparence budgétaire, la reddition des comptes à l’Assemblée Nationale et la sollicitation du contrôle de la chambre des comptes et de discipline  budgétaire.

Je vous remercie de votre attention".
 

L’Ohio et Djibouti co-organisent les travaux du 10ème Congrès sur les études somaliennes  
 

DJIBOUTI (ADI) – 22 Août 2007-  Avec le festival régional de musique, le Fest’Horn prévu en novembre prochain, la République de Djibouti clôturera en beauté l’année 2007 avec la tenue par l’université de Djibouti de la 2ème phase du 10ème Congrès sur les études somaliennes dont les travaux de la 1ère phase se sont achevés le 19 août dernier à l’Université de Colombus dans l’Etat américain de l’Ohio. 

Ce congrès qui se tient tous les trois ans a été créé en 1978 à Mogadiscio par l’Association dénommée Somali Etudies International Association.

A l’occasion du 30ème anniversaire de sa création qui a coïncidé avec le 30ème anniversaire de l’indépendance de la République de Djibouti, les organisateurs du 10ème Congrès sur les Etudes somaliennes ont décidé de confier à l’Université américaine de Colombus de l’Ohio et l’Université de Djibouti d’abriter les travaux de ce 10ème Congrès.

C’est ainsi que l’Université de Djibouti en collaboration avec le Centre des Etudes et de Recherches de Djibouti (CERD) et notamment son Institut des langues aura l’immense responsabilité et l’honneur d’accueillir la finalisation des travaux de ce 10ème Congrès, du 13 au 15 décembre prochain, avec une spécificité locale dans les études somaliennes retenue par les chercheurs de l’Université de Djibouti.

Avec la rentrée universitaire prévue à la mi-octobre, le comité d’organisation de l’Université de Djibouti aura du pain sur la planche et manquera probablement de temps pour honorer son engagement, à moins que les ministères concernés, l’Education nationale et la communication et la culture s’investissent dès maintenant afin de relever ce défi dont les retombées seront bénéfiques pour notre jeune université.

En effet, l’Université de Colombus est l’une des prestigieuses Universités américaines qui accueille un grand nombre d’étudiants et de chercheurs somaliens.

La 1ère phase du 10ème Congrès sur les Etudes somaliennes organisée dans l’Ohio a vu la participation de plus de 150 personnalités somaliennes et étrangères dont des écrivains, des professeurs, des étudiants, des linguistes, des chercheurs (…) ainsi que des personnalités politiques comme la Secrétaire d’Etat adjointe américaine Mme Jendaye Frazer.  

Notons enfin que les membres du comité d’organisation de l’Université djiboutienne seront reçus demain en audience par le directeur de cabinet du Président de la République, M.Ismaïl Houssein Tani

 


 

 

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